bagasse
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CT : La bagasse est le résidu fibreux issu de la canne à sucre une fois que l’on en a extrait le suc. La bagasse fait partie de ce que l’on appelle la biomasse. La biomasse est définie comme la masse totale de matière de toutes les espèces vivantes présentes dans un milieu naturel donné. D’un point de vue énergétique, tout élément de la biomasse pouvant devenir une source d’énergie et qualifiée de bioénergie. Les énergies provenant de la biomasse peuvent être utilisées directement comme c’est le cas de la bagasse.
La bagasse est une source d’énergie renouvelable puisque sa consommation ne dépasse pas sa reconstitution biologique.
La bioénergie provient de l’utilisation de la biomasse comme combustible pour produire de la chaleur ou de l’électricité.
Ainsi, à La Réunion, la centrale thermique de Bois Rouge utilise l’énergie issue de la combustion de la bagasse pour produire de l’électricité.

S : http://www.cndp.fr/crdp-reunion/node/219 (consulté le 29.12.2015)

N : 1. XVIIIe siècle. Emprunté de l’espagnol bagazo, « marc », dérivé de baga, du latin baca, « baie ». Résidu des tiges de canne à sucre après leur passage au moulin pour l’extraction du suc. Par ext. Résidu végétal, tel que marc de raisins, d’olives, tiges d’indigotier, etc.
À ne pas confondre ave le sens II de bagasse : XVIe siècle. Emprunté du provençal bagassa, « prostituée », issu du gallo-roman *bacassa.
2. La bagasse est un résidu de procédé de traitement de la canne à sucre. Cette ressource peut-être utilisée pour produire de l’énergie vapeur et électricité.
La bagasse fait l’objet d’une mise en valeur énergétique dans deux centrales bicombustibles « charbon-bagasse » et biénergie (vapeur et électricité) opérationnelles à l’île de La Réunion : la centrale de Bois Rouge depuis juillet 1992, et la centrale du Gol depuis septembre 1995.
L’originalité fondamentale des centrales bagasse charbon, conçues par la Société Séchilienne Sidec, est de réunir dans une seule installation deux fonctions : la fonction d’être la chaufferie de la sucrerie, brûlant toute sa bagasse avec de hauts rendements et avec une pollution considérablement réduite. La fonction d’être une véritable centrale électrique de réseau avec les mêmes caractéristiques de fiabilité, de disponibilité et de respect des normes antipollution.
Ce système intéresse donc tous les pays qui cultivent la canne à sucre et qui ont à faire face à une demande croissante d’énergie électrique.
3. L’arrêté interministériel redéfinissant les conditions du soutien applicable aux installations produisant de l’électricité à partir de biomasse issue de canne à sucre (ou bagasse) en Outre-mer a été signé.
La loi de transition énergétique pour la croissance verte fixe des objectifs ambitieux dans les départements d’Outre-mer. Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire d’accélérer le développement de toutes les sources d’énergie renouvelable, et en particulier de celles à caractère prévisible et non-intermittent comme la bagasse.
Conformément à l’engagement du Premier ministre lors de son déplacement à la Réunion au mois de juin, le montant de la « prime bagasse » a été revalorisé. Cette prime est versée pour toutes les centrales existantes produisant de l’électricité à partir du résidu de canne à sucre.
L’arrêté du 18 octobre 2015 fixe le montant de cette prime à 14,5 €/tonne de canne à sucre, contre 13 € auparavant.
Le montant de la prime bagasse était jusqu’alors indexé sur le cours du charbon et le cours du CO2, ainsi que sur le taux de fibre présent dans la canne, avec de plus un coefficient de dégressivité de la prime nécessitant une augmentation du taux de fibre de 3% par an pour maintenir la rémunération.

S : 1. DAF (consulté le 29.12.2015) ; FCB. 2. http://www.arer.org/La-bagasse.html?espace=Education (consulté le 29.12.2015). 3. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Soutien-aux-energies-renouvelables,45115.html (consulté le 29.12.2015).

SYN :
S :

RC : biomasse, énergie de biomasse.