uranium naturel
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CG : nm

CT : L’exploitation des réserves d’uranium naturel dépend avant tout du développement de la production d’énergie nucléaire. Celle-ci dépend elle-même principalement des orientations politiques et économiques (part de la production d’énergie nucléaire dans le mix électrique) ainsi que de la croissance démographique (hausse de la demande d’électricité). En 2005, la World Nuclear Association (WNA) a posé l’hypothèse d’un doublement de la puissance installée du parc nucléaire mondial d’ici à 2030 (de 370 GWe à 740 GWe). Dans ce scénario, le parc nucléaire mondial serait toujours essentiellement constitué de réacteurs à eau, dont certains seraient remplacés par des réacteurs de 3e génération.

S : Connaissances des énergies – https://goo.gl/HrI0HK (consulté le 21.12.2016)

N : 1. – uranium (nm) : 1804 « urane, oxyde d’uranium » (Ann. du Museum national d’histoire naturelle, t. 3, p. 402) ; 1841 « métal extrait de l’urane » (E. Péligot ds C.r. de l’Ac. des sc., t. 13, pp. 420-421 : je proposerai de conserver à ce composé le nom d‘urane, désignant désormais sous le nom d’uranium le véritable corps simple). Dér. de urane; suffixe -ium.
– naturel (adj) : Dérivé du latin naturalis « de naissance ; qui appartient à la nature des choses, inné ; conforme aux lois de la nature ».
2. L’uranium naturel est un mélange de trois isotopes radioactifs :

  • U 238 : période radioactive de 4,46.109 ans, constituant 99,27 % de l’uranium naturel
  • U 235 : période radioactive de 7,04.108 ans, constituant 0,72 % de l’uranium naturel
  • U 234 : période radioactive de 2,45.105 ans, constituant 0,006 % de l’uranium naturel.

3. L’uranium naturel est la principale matière première utilisée aujourd’hui par l’industrie nucléaire car c’est le seul isotope naturel fissible, c’est à dire susceptible de se fragmenter.
4. La toxicité de l’uranium est de deux types :

  • La toxicité chimique de l’uranium est la même que celle des autres métaux lourds comme le plomb ou le mercure: les reins sont les organes critiques. Les atteintes peuvent être graves (saturnisme, encéphalopathie)
  • La toxicité radiologique de l’uranium naturel est nettement (40 fois) plus faible que sa toxicité chimique car il est peu radioactif. En réalité, tout dépend de l’intensité et de la durée d’exposition aux radiations.

5. Uranium naturel, uranium enrichi, uranium appauvri, ces termes sont nécessaires à la compréhension des technologies mises en œuvre dans la filière industrielle de l’électronucléaire.

  • Uranium enrichi : l’uranium 235 est rare, puisqu’il ne représente que 0,7% de l’uranium naturel, constitué principalement d’uranium 238. Pour fonctionner, un réacteur classique, comme l’un de ceux de l’électricien français EDF, exige d’enrichir la proportion d’uranium 235 dans l’uranium naturel à 3,5 %, une opération très couteuse, et très énergivore
  • Uranium appauvri : est la conséquence de la production d’uranium enrichi c’est à dire de l’uranium presque uniquement constitué d’uranium 238 (plus de 99%). Une tonne d’uranium naturel donne de l’ordre de 140 kg d’uranium enrichi et 860 k d’uranium appauvri. Le problème c’est qu’on ne sait pas quoi faire de ce sous-produit.

6. L’uranium naturel, c’est également l’ingrédient clé de la première bombe atomique utilisée pendant une guerre, Little Boy, larguée sur la ville japonaise d’Hiroshima le 6 août 1945.

S : 1. CNRTL – https://goo.gl/kzhoJ6 ; https://goo.gl/Lq9HQV (consulté le 21.12.2016). 2. Larousse.fr. – https://goo.gl/J6J261 (consulté le 21.12.2016). 3. Connaissances des énergies – https://goo.gl/brUwjq (consulté le 21.12.2016). 4. Connaissances des énergies – https://goo.gl/brUwjq (consulté le 21.12.2016). 5. DDM – https://goo.gl/4pTCPS (consulté le 21.12.2016). 6. Futura-Environnement. – https://goo.gl/Ldqj1e (consulté le 21.12.2016).

SYN :
S :

RC : énergie nucléaire, polonium, uranium, uranium appauvri, uranium enrichi.