ozone stratosphérique
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CG : nm

CT : La diminution d’ozone stratosphérique est un problème tout à fait distinct de celui du changement climatique dû à l’augmentation des gaz à effet de serre. Ils diffèrent à la fois quant à leurs causes et quant à leurs conséquences. Cependant les interactions complexes dans l’atmosphère et entre l’atmosphère et l’océan sont telles que des influences sont inévitables 4 entre les deux phénomènes et qu’il y a de nombreuses interactions entre les deux. Mais il convient dans une première approche de traiter séparément les deux problèmes.

S : AcadSc – https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/livret_3.pdf (consulté le 10.12.2020)

N : 1. – ozone (nm) : XIXe siècle, emprunté de l’allemand Ozon, dérivé savant du grec ὄζον ozein, « avoir une odeur ».
– stratosphérique (adj) : De « stratosphère » (du latin sphaera « sphère », du grec ancien σφαῖρα sphaîra « balle, ballon, globe ») + suffixe « -ique ».
2. L’ozone stratosphérique absorbe la plupart des rayons ultraviolets dommageables (rayons UV-B) sur le plan biologique. L’absorption des rayons ultraviolets par l’ozone crée une source de chaleur qui forme la stratosphère (une région où la température augmente avec l’altitude). Elle joue donc un rôle déterminant dans la structure de la température de l’atmosphère terrestre. Sans l’action filtrante de la couche d’ozone, les rayons UV-B pénétreraient librement l’atmosphère et atteindraient la surface de la Terre provoquant des effets néfastes liés à l’exposition excessive aux rayons.
3. La principale source naturelle de l’ozone stratosphérique provient de la photodissociation de l’oxygène moléculaire par le rayonnement ultraviolet de très courte longueur d’onde (200 nm). Cette dissociation produit de l’oxygène atomique qui, par recombinaison, forme l’ozone. L’ozone est alors photodissocié ou se recombine avec l’oxygène atomique. Ce cycle, introduit par Chapinan en 1930 permet d’expliquer la présence de l’ozone dans la stratosphère.
4. L’ozone stratosphérique protège la surface de la Terre contre les rayons solaires, mais cette couche protectrice s’est amincie, permettant la pénétration de rayons ultraviolets à des concentrations nocives. Les concentrations excessives de rayons ultraviolets sont néfastes pour la santé humaine et l’environnement.
5. La couche d’ozone stratosphérique est aujourd’hui plus mince qu’elle ne l’a jamais été, à cause de certaines substances chimiques appauvrissant la couche d’ozone (comme les réfrigérants et les propulseurs d’aérosol). On a commencé à produire ces substances à des fins commerciales durant le XXe siècle, et on continue d’en produire et d’en utiliser certaines. Lorsqu’elles sont rejetées, ces substances se répandent dans la haute atmosphère et se transforment graduellement en gaz plus réactifs, qui détruisent l’ozone permettant la pénétration de rayons ultraviolets à des concentrations préjudiciables.
6. L’appauvrissement de l’ozone stratosphérique est étroitement lié à d’autres enjeux environnementaux clés en Amérique du Nord – principalement le changement climatique et la santé des écosystèmes terrestres et aquatiques.
7. Le problème de la récupération de la couche d’ozone stratosphérique n’est pas résolu pour autant à ce jour, tout d’abord parce que ces substances resteront dans l’atmosphère pendant des décennies étant donné leur stabilité chimique ; surtout parce qu’il existe une grande quantité de CFC encore en circulation.
8. Le changement climatique modifiant la température stratosphérique et la circulation atmosphérique affecte la vitesse des réactions chimiques et donc modifie le retour de l’ozone. Des concentrations de CO2 et de CH4 tend à augmenter l’ozone, tandis qu’un accroissement des concentrations de N2O tend à l’appauvrir.
9. L’impact de la diminution de l’ozone stratosphérique sur le climat a provoqué le trou d’ozone Antarctique qui a affecté le climat de la surface océanique dans l’Hémisphère sud. Les changements des vents de surface sur les hautes et moyennes latitudes de l’Hémisphère Sud pendant l’été austral, conséquences du trou d’ozone, ont contribué au réchauffement observé dans la Péninsule Antarctique et au refroidissement sur le haut plateau. Les changements de vent ont aussi entraîné des changements régionaux des précipitations, l’augmentation de la glace de mer autour de l’Antarctique et le réchauffement de l’océan Sud.

S : 1. DAF – https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9O1105 (consulté le 10.12.2020) ; Wiktionnaire – https://fr.wiktionary.org/wiki/stratosphérique, https://fr.wiktionary.org/wiki/stratosphère, https://fr.wiktionary.org/wiki/sphère#fr (consulté le 10.12.2020). 2. ACTEN – https://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/couche_d_ozone.php4 (consulté le 9.12.2020). 3. DC – http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/53331/meteo_1993_1_22.pdf (p. 22) (consulté le 9.12.2020). 4 à 6. CCE – http://www3.cec.org/islandora/es/item/995-north-american-mosaic-overview-key-environmental-issues-fr.pdf (consulté le 9.12.2020). 7 à 9. AS – https://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/livret_3.pdf (consulté le 9.12.2020).

SYN :
S :

RC : biosphère, changement climatique, chlorofluorocarbone, contaminant, couche d’ozone, dioxyde d’azote, dioxyde de carbone, écologie, effet de serre, environnement, gaz à effet de serre, hydrocarbure, ionosphère, mésopause, mésosphère, méthane, monoxyde de carbone, oxyde d’azote, oxyde nitreux, ozone troposphérique, pollution, pollution de l’air, réchauffement planétaire, stratosphère.